LIVRE 9

LE VISAGE D'UNE MALEDICTION


  Le livre 9 constitue l'objet d'art majeur du Témoignage d'humanité. Ses laboratoires  expériment des procédés innovants en matière de création artistique.

Installé dans la salle de dessin de l'édifice scriptural le Visage d'une Malédiction dessine ses traits caractéristiques sur tous les plans où s'exercent les facultés créatrices.

Chacun de ses chapitres donnent lieu à des productions de natures différentes.

CHAPITRE 1
CHAPITRE 1

 

 

 La tragédie d'une existence ouvre le registre narratif.

La pellicule du film d'une mémoire endeuillée colore le tableau du monde.

La projection de la bobine mnésique dévide le manuscrit de mon histoire sur le plan du langage.

 

CHAPITRE 2
CHAPITRE 2

L'oracle.

Le chapitre est d'essence réflexive.

La parole oraculaire est parfaitement indéchiffrable. Sa traduction syllabique est source de tragiques malentendus.

Le chapitre décline quatre versions d'une énigme qui interprètent le mystère. Ces variations développent des images symboliques qui s'agencent les unes aux autres en figures composites. Calligrammes, rébus et autres charades exercent leur fort pouvoir réfléchissant sur le terrain d'élection des facultés mentales du lecteur.

 

CHAPITRE 3
CHAPITRE 3

Le Mythe incarne le geste qui ouvre le registre poétique.

L'infans ne parle pas. Le théâtre de la pensée accueille un mime évocateur de la geste ancestrale. Odyssées miniatures et chroniques du temps composent la mosaïque vivante d'un rêve enfant. Des planches de vignettes colorées ajustent le regard aux vibrants échos de la parole poétique.

 

CHAPITRE 4
CHAPITRE 4

Avec la Tragédie des deuils impossibles s'ouvre le registre de la voix.

Les tremblantes lueurs d'un récit fantastique d'Hoffmann colorent le timbre de la voix sépulcrale qui hante les remparts d'Elseneur où se joue la tragédie d'Hamlet. Une succession de cinq actes donne de la voix aux errances métaphysiques de pauvres fantômes dont l'enfance fait joyeuse compagnie. Ces tableaux vivant d'humanité servent de décor à la tragédie des deuils impossibles.

CHAPITRE 5
CHAPITRE 5

 

L'épure d'une vie, les desseins d'un visage mettent en oeuvre le registre pictural.

Au coeur de l'ouvrage le peintre trempe son pinceau dans une gouache mnésique. Son geste instaure un dialogue entre les ombres de la mémoire et leurs figures emblématiques qui déboulent sur le plan de l'imaginaire. La dualité constitutive de toute création artistique s'incarne.La toile reçoit une multitude d'éclats de rire porteurs de morceaux de bravoure du coeur. Leur réplique riposte à l'envers du décor. Le chapitre traduit des représentations mentales en images sons.

 

 

CHAPITRE 6
CHAPITRE 6

L'autre scène ouvre le registre de l'analyse.

Le dictaphone de la pensée opère la part des choses. Des effets spéculaires départagent des liens de cause à effet. De part et d'autre de lignes de conduites s'effectuent de puissantes analogies qui stimulent une pensée en construction.

Le chapitre met en oeuvre un processus d'identification. Les distinctions naturelles de l'esprit opèrent à coeur ouvert.

Le pouvoir réfléchissant de l'image est à son comble.

CHAPITRE 7
CHAPITRE 7

 

Le texte de la tragédie, la trajectoire du destin s'inscrit sur le registre du langage.

Le langage tient les archives secrètes de notre humanité.

Il est d'essence tragique. Son élaboration projette la cicatrice d'une blessure tue sur un plan symbolique où ses lèvres pâles déclinent le paradigme humain.

Le chapitre joint le geste de la création à une parole d'amour et de mort.

La dualité inscrite dans son titre figure un dialogue qui se joue sur le théâtre de la vie.

La notion de chef d'oeuvre se profile dans le parcours dont les signes linguistiques émeuvent le coeur des hommes.Son empreinte syllabique rédige le nom de l'amour sur le registre d'un état civil.

CHAPITRE 8
CHAPITRE 8

 

Le chant du coeur, la mémoire de l'ombre.

Son registre musical clôt la partition d'un destin dont les lignes de force dessinent les traits du visage d'une malédiction.

L'ombre secrète qui masque le visage de l'amour tire les rideaux du théâtre de la pensée sur l'intime et le sûr. Un chant doux et sonore récite les prières d'un en deçà qui se joignent aux murmures de l'au delà.

 

L'art est monumental hommage.

Son versant musical exprime des ténèbres un souffle si pur que la nuit a tremblé.